La page du cochon !
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En jouant au hockey, le dimanche 29/4/01, j'ai bêtement fait un faux mouvement et boum, crac, paf, je me suis démis le genou comme un âne (première catégorie). Direction l'hôpital Edith Cavell, examens, radios, attèle. 

En arrivant devant l'hosto, Barbara nous a régalé d'une de ces cabrioles qui rendent jaloux tous les trapézistes du monde, un salto avant avec décollage incorporé dans la retombée alternée... Rien de grave, de toute façon, on était devant l'hôpital ! Et, dans la souffrance, on a bien rigolé !!!

Ah oui, j'ai failli oublier... on a gagné le match... mais ce n'est pas de ma faute !

Dans un premier temps, au moins une semaine de repos (inaction) totale... J'ai cru devenir fou... C'était déjà pas brillant avant, mais maintenant... Physiquement, rien de grave, c'est pas cassé, on va voir l'état des ligaments et compagnie bientôt.... J'ai rendez-vous vendredi 4, 14h00 avec un spécialiste... On verra à ce moment-là... En attendant, même pas mal (merci Cataflam !) !!!

Après ce premier rendez-vous, une Résonance Magnétique Nucléaire (RMN) a été jugée indispensable. Il semblerait que les ligaments ne soient pas atteints, mais qu'un petit bout d'os ou de cartilage se promène... Prochain rendez-vous: mercredi 9, 14h00. On verra à ce moment-là !

Voila, c'est goal... Il faut opérer. Une arthroscopie du genou ! Opération d'un jour, lundi 14 mai. D'ici là, encore des examens de routine vendredi. A l'intérieur du genou, les ligaments ne sont pas touchés (bonne nouvelle), mais il y a une grosse poche de sang, ainsi qu'un petit morceau de cartilage qui se promène (mauvaise nouvelle)... Donc, repos forcé après... Adieu les vacances en Inde (trekking en Himalaya). Nous ré-organiserons quelque chose plus tard, quand l'handicapé saura marcher ! Grrr...

Lundi matin, j'arrive à Cavell vers 9 heures pour faire une dernière prise de sang. L'infirmière-vampire me reconnaît d'après mon nom, qu'elle a vu à Catteau... C'était il y a 20 ans, quelle mémoire !!!  Ensuite, j'ai pris possession de ma superbe chambre (un lit, 4 murs et une bétonneuse en furie comme voisin) et j'ai reçu un médicament contre l'angoisse vers 10h00. Comme j'étais super-angoissé ;-) , je me suis couché et j'ai roupillé comme un vieux bébé. 

Une infirmière m'a réveillé pour me raser le genou. Toujours aussi angoissé ;-)), je me suis rendormi dès qu'elle a tourné le dos. Pas de chance, je ne pouvais ni manger ni boire. Vu la température, douze heures de régime sec commençaient à me peser ! 

Vers 13h00; ils sont venus me chercher pour l'opération. Petit voyage dans un labyrinthe complexe de couloirs pour arriver au bloc opératoire. Comme j'étais toujours angoissé ;-))), j'ai roupillé encore un peu.

Puis, le docteur est venu me chercher, et les vraies hostilités ont commencé vers 14h00. Mise en place d'une perfusion (même pas mal), péridurale faite par un charmant anesthésiste confiant, puis on m'a peint la jambe en orange (désinfectant ?). J'ai l'air d'un supporter hollandais !

Entre-temps, j'avais les jambes complètement endormies et je sentais que le médecin manoeuvrait, mais sans que je ne ressente aucune douleur (vive la péridurale). Utilisant une caméra (dont je voyais le résultat en direct sur un écran) et commentant l'opération, j'ai vu le méchant morceau de cartilage qui me bloquait. Il l'a retiré, a vérifié que tout le reste était en bon état, et a refermé l'affaire (trois petits trous autour du genou, 4 points de suture). J'ai même reçu, en troffée, le vilain morceau de cartilage dans un petit bocal... Quoi de plus romantique ;-)

Conclusion d'un point de vue médical: que des bonnes nouvelles... On a récupéré le cartilage, on a nettoyé le genou de la poche de sang qui l'encombrait, et on a examiné le  reste du cartilage. Le morceau arraché vient de l'endroit où l'on fait normalement les prélèvements pour faire les greffes. Très bonne nouvelle donc ! Il suffit d'attendre que cela se régénère sans faire de vagues (ni de sport :-((( ).

Vers trois heures, retour à la chambre, dodo, lecture... Rien de spécial durant la nuit, à part que mes jambes dormaient jusqu'environ minuit.... J'ai encore vu le médecin et l'anesthésiste, qui sont passés voir si tout allait bien.

Le lendemain, mardi, j'ai été réveillé par mon amie la bétonneuse  a recommencé à hurler dès potron-minet, à 7h00 tapantes. En plus, elle dégageait une charmante petite odeur de diesel, de quoi filer la nausée à un égouttier cambodgien (pourquoi Cambodgien me direz-vous ? Bonne question ! Mais pourquoi pas ?) ! Une infirmière m'a retiré ma perf et j'ai fait quelques exercices de kiné (assez cocasses d'ailleurs, vu la douleur et la raideur) et mes premiers pas dans le couloir.

J'ai quitté l'hôpital vers 13h00, quand Barbara s'est rappelée qu'elle devait venir me chercher !

Pour la suite: au moins une semaine de repos, puis kiné etc etc ...

En pratique, et avec un peu de recul, le charmant médecin  m'a revu à peu près trois semaines après l'opération. Quand il a vu ce que je savais faire comme mouvements avec ma jambe, il s'est écrié: "Pas de kiné pour vous, vous faites assez d'exercices comme cela !" "Oui docteur !!!" ;-)))

C'est donc à peu près fini ! Je suis parti en Californie et, même durant les petits treks, cela se passe relativement bien ! Tant mieux, tant mieux, tant mieux !!! Mais je sens que, jusqu'à nouvel ordre, ce n'est pas remis à 100%. Seulement 95%. Mais c'est déjà quelque chose !

Par la suite, j'ai repris le hockey... quelques petites douleurs légères et passagères, mais on verra en championnat !!! Disons que nous sommes maintenant à 97% !