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La veille du départ fut relativement mouvementée. Beaucoup de coups de téléphone donnés et reçus entre Barbara, Boolnet (France qui se débattait comme un beau diable pour partir), les Lignes Amarantes qui cherchaient une place dans un avion (pour le lendemain, encore merci à eux) et Stef qui, de France, me donnait les dernières informations. Sans compter Laurent et Michael, qui eux aussi, venaient aux nouvelles... ni les mails avec Edith. J'ai eu l'oreille gauche qui a chauffé ! Je me suis donc levé à 4h30 du matin pour terminer mon sac. Aargghh. Bon finalement, tout se passe bien et je suis à 6h00 à l'aéroport. Enorme file chez Virgin, je ne suis pas le seul à vouloir voyager pas cher ! Finalement, j'embarque sans encombre, bien que j'aie 31 kilos de bagages au lieu des 10 autorisés !!! Oui, seulement 10 chez Virgin ! Je somnole dans l'avion. Arrive une charmante hôtesse avec un chariot... Je me dis: miam ! Je vais pouvoir goinfrer quelque chose ! Tu parles, Charles ! C'est payant chez Virgin ! Même un verre d'eau ! En plus, on est serré comme des criquets dans une boîte à chaussure... c'est pas le top confort ! Mais bon, ce n'est pas moi qui vais m'en plaindre !!! J'arrive donc sans encombres à Lisbonne, où je reçois un chouette message d'Edith, confirmant qu'on pourra probablement se voir à Majorque ! J'essaie de me débarrasser de mes bagages... pas possible non plus, sauf moyennant un paiement dément ! Vaincu, je renonce, et décide conséquemment de garder mes 31 kilos de bagages avec moi. Je passe la journée à lire, et reçois encore quelques coups de téléphone... Dont un de Jacques, pour me parler d'un boulot potentiel ! Décidément ! C'est au moment de mon départ que ce genre de truc m'arrive ! Je suis maudit ! Après une longue (très longue) journée, je suis sur le point d'embarquer pour Ponta Delgada, à Sao Miguel, aux Açores. C'est ce moment que choisit Philippe, le type du chantier, pour m'appeler... Il est à Lisbonne, à l'aéroport comme moi !!! Malgré nos efforts, on se rate de peu (lui d'un côté de la douane, moi de l'autre)... On se retrouvera donc aux Açores... et j'embarque. Progrès: dans ce vol-ci, au moins, j'ai un chouette plateau-repas ! Finalement, nous atterrissons sans encombre dans une île couverte de nuages ! Le temps est gris mais il ne fait pas trop froid (encore heureux). Je trouve un hôtel (une pension, plus exactement) pour cette nuit... J'attends Philippe, qui doit arriver, en faisant un petit tour en ville ! C'est sympa ! Toujours cet aspect un peu rural, un peu campagnard, avec peu de voitures... Les gens qui roulent comme des fous dans des rues étroites, avec des trottoirs superbes à la sauce portugaise (de beaux dessins incrustés, à l'aide de petits pavés, à voir)... On voit bien que le tourisme fait ici les ravages habituels: il y a la vieille ville (qui est minuscule), bousculée par les hôtels quatre étoiles, gros bâtiments carrés en béton qui viennent se planter sur le bord de mer. Les vieilles églises et autres vieux monuments sont parfaitement magnifiques, mais les nouvelles constructions gâchent tout ! Le soir tombe et la météo n'est pas superbe: nuages, entrecoupés de quelques timides rayons de soleil ! Il fait calme et je suis crevé ! Finalement, Philippe me rejoint, non sans avoir eu un petit stress avec son sac, qui l'a précédé sur l'île ! En effet: ledit sac a voyagé... dans mon avion ! Faut pas chercher à comprendre, ce sont les mystères des compagnies aériennes ! Donc, il n'était pas avec les autres bagages débarqués, d'où le stress ! Quoi qu'il en soit, on s'installe dans notre chambre et on va se manger un petit morceau (une très bonne pizza, soit dit en passant !). Là, j'apprends que Philippe compte rester avec nous tout le voyage, et qu'il veut qu'on soit rentrés pour le 5... Glup ! Si je dis cela à Barbara et à Boolnet, j'en connais qui vont être content ! Finalement, nous arrivons à la conclusion qu'il y a moyen de s'arranger ! On verra bien. J'espère vraiment que nous n'aurons pas de stress vis à vis des dates. En plus, quand j'entends l'histoire de Philippe, elle est quand même assez différente de celle de Stef... Les Français, j'vous jure... Bref, dodo ! |