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Le lendemain, le bateau est à quai ! Ils sont arrivés durant la nuit. C'est du moins la théorie car, une fois que nous y sommes, nous, à quai, c'est pour découvrir que, ô surprise des surprises, le bateau, lui, n'y est pas ! Quel dommage ! Même en allant au bout de la jetée et en regardant loin en mer, pas de traces du fantastique cata... Un petit coup de téléphone à Stef s'impose. Il appelle le bateau (pratique, le téléphone satellite) et nous rappelle pour nous dire que le bateau devrait arriver, en fait, vers midi. Bon, eh bien, cela nous laisse le temps de faire un petit tour de la ville, campagnarde mais bien sympathique !!! Toujours des rues étroites, avec des trottoirs compliqués et des églises historiques... Après cela, nous retournons à l'hôtel car, maintenant qu'il est quasiment 11h30, nous devons libérer la chambre... Nous déposons nos sacs à la réception, puis nous allons manger, dans un charmant petit resto tout ce qu'il y a de typique. C'est très sympa et pas cher du tout, sans oublier le fait que c'est excellent ! En plus, comble du bonheur, quand nous sortons du resto, un superbe soleil nous attends ! Plus un nuage à l'horizon... splendide, un soleil de plomb écrase la place du village. Nous retournons à la marina, où trône maintenant le grand Outremer de 45 pieds, le 'Sir Henri'... Mais personne à bord ! Après quelques minutes, le skipper réapparaît ! Nous allons aller chercher nos sacs à l'hôtel, pendant qu'eux vont manger, en attendant que la pompe à essence veuille bien ouvrir ! Nous retournons donc à l'hôtel, pour reprendre nos sacs. Mais où ai-je mis mon GSM ? Voilà une question qu'elle est bonne ! Je commence à chercher à la réception... mes poches... mon petit sac... mon gros sac... je retourne tout... Philippe commence à m'aider... rien de rien... je retourne voir dans la chambre... toujours rien... je redescend à la réception... Philippe monte voir la chambre... je suis toujours en train de retourner mes sacs... Toujours rien... la brave dame de la réception, un peu effrayée par mon déballage, me demande ce que je cherche... 'Mais mon GSM, ma bonne dame, mon GSM !' '! Ah mais, mon bon monsieur, une femme de ménage à trouvé un GSM dans un fauteuil, il est ici !' Ouf ouf ouf ouf et ouf ! Nous quittons l'hôtel, prenons un taxi, et direction la marina ! Nous embarquons, faisons le plein de fuel, et attachons le bateau au quai... L'ancien équipage (5 Français) est quasiment prêt à partir. Leurs sacs sont faits. Ils sont prêts à aller visiter l'île... Mais Philippe veut faire l'inventaire ! Et dans les détails. On épluche tout ! Et il faut nettoyer le bateau, intérieur extérieur... On discute, on pinaille, on jacasse. Le temps passe... Les types commencent à devenir nerveux. Leur avion part à 21h00 et ils ont bien envie de visiter un peu l'île, ce que je peux comprendre. Mais Philippe, lui, imperméable aux visites locales, veut que le bateau soit nettoyé de fond en comble... A mon avis, ils doivent le haïr cordialement !!! Finalement, après de pénibles tractations, il accepte et les libère. C'est à ce moment que nous pouvons commencer à nettoyer ! Super ! Ce type est un maniaque du nettoyage... On sort tout ! Tout, tout tout et tout ! Je pense n'avoir jamais nettoyé un bateau aussi bien que celui-là. Entre-temps, les autres sont partis faire un petit tour. Finalement ils reviennent, quand nous avons fini le premier flotteur (sur un catamaran, il y a deux flotteurs, pour ceux qui l'ignoreraient !)... Le deuxième sera pour demain. Il est déjà 19h00 ! Côté bateau, c'est le grand luxe: eau chaude, eau froide, eau de mer sous pression, électronique impeccable, voiles superbes... Le grand confort ! Quatre cabines pouvant accueillir jusqu'à 10 personnes ! Deux salles de bain ! Deux toilettes, un carré immense ! Des prises électriques (220 V) dans le bateau... Un lecteur de CD avec des hauts parleurs partout (dedans, dehors)... Que demander de plus ??? Le soir, nous allons manger dans un autre petit resto tout à fait typique, pour 3 Euros, on mange comme des rois ! Durant le repas, Philippe m'avoue que 'il est peut-être un peu maniaque sur la propreté !'... Je souris intérieurement ! Première nuit à bord. Il fait chaud, nous sommes bien sous les tropiques ! Je me réveille ! Philippe est déjà debout, habillé, prêt ! On discute un peu. On démonte et sort tout, histoire de nettoyer encore, côté tribord ce coup-ci ! Là dessus, je le laisse, je vais pousser une pointe jusqu'à Caloura, pour voir si je peux trouver là-bas le type que l'on m'a recommandé pour la plongée. Je prends le bus. Une balade charmante, qui s'arrête au village d'Agua de Pau ! Là, un peu de marche direction la mer ! Une chouette balade, sous un soleil de plomb, le long d'une route qui n'en finit pas de serpenter en descendant. Finalement, je trouve le 'centre de plongée' (attention, les guillemets sont importants) à Caloura. Personne. Je me renseigne un peu. Peut-être aujourd'hui, peut-être plus tard, peut-être demain... on ne sait pas. Bon, tant pis, j'abandonne. Je remonte (en stop) à Agua de Pau. Là, je décide de me venger de ma frustration sur un de ces excellents petits gâteaux portugais, qui m'ont toujours enfiévré le palais ! Quand j'entre dans le café, toutes les conversations s'arrêtent, les regards se tournent vers moi, l'air éberlué ! Visiblement, ils n'ont pas trop l'habitude des touristes dans le coin. Cependant il faut dire, à leur décharge, que j'avais ma casquette à l'envers sur le crâne et mes palmes (jaune flash) qui sortaient comme deux antennes de mon sac à dos ! Dans ce café, je demande si, par hasard, ils connaissent le type qui s'occupe de la plongée ! 'Mais bien sûr Monsieur, il vient souvent ici' ! Super ! L'espoir renaît. Il y a même un autre client se propose de lui téléphoner, afin de le prévenir qu'il y a ici un client qui poireaute ! Super. Je décide de fêter cela avec un deuxième excellent (mais petit) gâteau. Le type n'est naturellement pas là, mais on lui laisse un message... J'attends encore un peu... Rien. Finalement, déçu, je quitte le café et le charmant (et très serviable) tenancier, qui me propose même de laisser mon nom afin que l'artiste puisse me recontacter. OK. Je reprends le bus en direction de Ponta Delgada, bondé ! Là je retrouve Philippe, qui termine de manger. J'en profite pour prendre mes premières photos du bateau, sous un beau soleil ! Je pianote un peu sur mon PC, dans le cockpit. Quel luxe, quand même ! C'est quand même bien la première fois que vous lisez quelque chose (ces lignes) publié sur mon site, tapé à l'extérieur, par beau temps, alors que je suis tranquillement assis dans un immense cockpit, avec une petite musique douce dans les oreilles, seulement altérées par le bruit du vent et des mouettes (et des goélands argentés, ne les oublions pas !). Mais bon je vous l'accorde, parfois ce sont des sternes pierregarin. La lessive est faite, on bricole un peu sur le bateau, on range, on nettoie un peu (quelle surprise)... Alors que nous sommes en train de bricoler, Michael débarque, un peu en avance ! L'équipage (pour la première partie) est donc au complet ! Je reçois un coup de téléphone: je ne pourrai pas plonger. Le type est malade, il y a des méduses, le vent n'est pas bon, la visibilité est mauvaise... Bref, tout va mal ! Je ne pourrai donc pas plonger aux Açores cette fois-ci. Le soir, une fois installé, on va faire les courses (toujours monstrueux: on prévoit pour 18 repas à 3), puis on va au resto se manger un petit steak d'espadon, parfaitement excellent ! On rentre au bateau. Normalement demain, nous devrions partir, non sans avoir fait les dernières courses de bouffe (le frais essentiellement) et une carte de l'arrivée au Portugal. Le départ approche à grand pas. |