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De Torrevieja à Porto Cristo (Majorque).C'est donc avec un certain soulagement que nous avons quitté Torrevieja qui, il faut le dire, ne nous a pas laissé un souvenir impérissable ! A peine la sortie du port atteinte, nous hissons les voiles, pour mettre le cap sur les Baléares (enfin). Durant la nuit, le vent monte jusqu'à 30 noeuds. 2 ris sont pris dans la grand voile, un dans le solent. Le vent retombe le matin ! Bientôt, nous sommes obligés de mettre le moteur. L'infernal bourdonnement nous accompagnera durant le reste du voyage. Peu ou pas de vent, et en tout cas dans le plus mauvais sens possible ! Nous sommes maudits par Eole ! Les deux jours qui suivent sont particulièrement pénibles: pas de vent, rien que du moteur. Au cours de cette étape, nos deux principales activités seront: manger et dormir ! Rien de bien constructif ! Durant la deuxième nuit, les feux d'Ibiza sont en vue. Nous les passons durant la nuit. Au cours du troisième jour, nous apercevons le sud de Majorque. Nous visons Porto Cristo, au milieu de la côte Est de Majorque. Edith s'y trouve ! Comme nous sommes près des côtes, nous avons une couverture GSM. Tout le monde reçoit ses messages et passe quelques coups de téléphone... Je recontacte Edith par GSM. Visiblement, il y a un club de plongée à Porto Cristo et Edith a déjà plongé deux fois ! Miam miam miam ! Mais elle précise aussitôt que ce n'est pas aussi bien que la mer rouge ! On verra bien... Nous passons la pointe sud de Majorque en slalomant entre les rochers... Je pensai, avec Michael, que Philippe, super-prudent, ne nous laisserais pas passer entre ces pointes rocheuses mais bon, il n'a rien dit ! Il a juste sorti son appareil photo ! Nous avons donc mitraillé cette côte sauvage et escarpée... Nous sommes même passé entre deux gros rochers, espacés seulement d'une dizaine de mètres ! Impressionnant... Pour le repas, Michael nous a préparé Rosaline ! Encore un régal, même si Boolnet annonce préférer le thon rouge. Il n'est jamais content ce garçon. Après le repas, Francis prétend qu'il a un jour reçu un coup de lune ! Pas un coup de soleil, mais un coup de lune: 'On se baladait, pleine lune, aux alentours de Noël - Nouvel-an. La neige reflétait la lune. Quand nous sommes rentrés, j'étais tout rouge !' Décidément, ce galopin n'a pas fini de nous étonner ! Nous finissons par accoster à Porto Cristo, où nous arrivons vers minuit ! L'entrée du port est très facile ! Nous n'étions même pas encore amarrés qu'un garde nous attendait et qu'il nous demandait de payer ! Décidément, les Espagnols ont un sens particulier de la bienvenue ... Le matin, les martinets survolent la ville en piaillant et le soleil brille ! |