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Introduction.Je me suis décidé à partir entre mars 1999 et septembre 1999. Comme d'habitude, l'occasion fait le larron... mon boulot devenait moins intéressant, et c'était le bon moment pour moi de le quitter. En plus, au niveau des dates, cela correspondait à la saison sèche sur place, autre avantage significatif ! Astrid, que j'ai accompagné durant une partie du voyage, était d'accord pour ces dates-là, vu qu'elle voulait partir pour une longue période et qu'elle voulait être de retour pour la rentrée académique, afin de pouvoir commencer des études d'anthropologie. Barbara voyait bien sûr ce départ d'un très mauvais oeil mais, toujours prête à s'effacer devant les autres, elle ne s'est pas opposée à mon départ. J'ai passé 6 mois de ma vie en Irian Jaya et en Papouasie Nouvelle Guinée. J'ai eu la chance de voir, de sentir et de vivre des choses étonnantes, avec des gens étonnants, d'une culture FONDAMENTALEMENT différente de la nôtre. Pendant 4 mois, je suis resté quasiment 24 heures sur 24 avec Astrid. La cohabitation n'a pas toujours été facile, et elle a même été écourtée !!! Après quatre mois et demi, Frédéric est venu nous rejoindre. Ensuite, super bonne nouvelle pour nous moi, Barbara est également venue nous rejoindre, deux semaines après Frédéric. De grandes retrouvailles, longtemps attendue par elle comme par moi. Nous étions alors quatre à voyager. Pour des raisons professionnelles, Frédéric a dû rentrer vers la Belgique, nous laissant à trois. Après quelques jours, Astrid et nous avons décidé de nous séparer, et Barbara et moi avons terminé le voyage à deux. En gros, le voyage a été composé des étapes suivantes:
Afin de fixer les idées, une petite carte aide toujours... L'avis de Médecins Sans Frontières.J'ai repris ici un texte extrait d'une publication de MSF, l'édition spéciale du journal trimestriel de Médecins Sans Frontières d'Octobre 1999. Sumatra, Java, Bali, les Célèbes, les Moluques, les îles de la Sonde... sous ses dehors mythiques, l'Indonésie cache une toute autre réalité. 202 millions d'habitants, répartis en plus de 200 groupes ethniques en font le quatrième pays le plus peuplé du monde. Au cours des 30 années de la dictature de Suharto, la puissance économique du pays à atteint des seuils sans précédents. Mais cette expansion s'est très rapidement faite au profit des seuls privilégiés du régime, à commencer par la famille Suharto elle-même et la violence, elle, s'est poursuivie. Dans les villes, des milliers de petits délinquants ont été exécutés par des "escadrons de la mort" formés par les militaires. En Irian Jaya, les matières premières sont pillées sans vergogne. Quant au Timor oriental, après 24 années d'occupation illicite, le massacre du quart de sa population et malgré un référendum en bonne et due forme sous l'égide de l'ONU, il se voit toujours privé de son indépendance. En août 97, quand la crise asiatique s'abat sur l'archipel, l'édifice économique s'écroule comme un château de cartes et avec lui le despotisme de Suharto. Mais, aujourd'hui en Indonésie, près de 40% de la population vit en dessous du seuil de pauvreté et ces 80 millions de laissés-pour-compte commence à crier de plus en plus fort leur "NON" à la face du monde. Comment ne pas les entendre ? Intéressant n'est-ce pas ? Le mot sur l'Irian Jaya est très vrai, tout comme le reste d'ailleurs. Quand on se promène en Indonésie, tout le monde se plaint de la "krismon" ou "krisis moneter". Pas besoin de traduction ! Présentation.Astrid et moi avons préparé ce voyage pendant longtemps. Nous avons fait plusieurs réunions, durant lesquelles nous essayions de comparer nos lectures, nous essayions de résumer ce qu'il nous restait à préparer point de vue équipement, vaccins, papiers, assurances, films etc etc... Nous avons aussi essayer de mettre sur pied un planning, afin de savoir (en gros) ce que nous allions faire et quand nous comptions le faire ... vaste entreprise ! Avant notre départ Frédéric, étant intéressé, s'était joint à nous lors des réunions de préparation dans le but de nous accompagner. Malheureusement, son boss ne l'entendait pas de cette oreille, et il l'ami Fred a malheureusement été obligé de réduire ses prétentions. De 6 mois de pause-carrière, il a dû revenir à 5 semaines de congé ! La semaine qui a précédé le départ, nous sommes partis aux sports d'hiver (avec maître Boolnet, Betty, Edouard et Evelyne), histoire de passer un peu de temps à deux d'une part et d'être à la bourre pour le départ d'autre part. Finalement nous sommes partis (comme prévu, le lundi 22 mars). Voyage Bruxelles - Frankfort - Bali - Ujung-Pandang - Jayapura. Trois jours de voyage, 9 heures de décalage horaire. De Jayapura, nous sommes repartis vers Merauke. Là, nous avons visité le parc national de Wasur, très intéressant et très humide (pour ne pas dire complètement inondé) ! Ensuite, un petit vol vers Tanah Merah et un voyage en pirogue de Tanah Merah à Kabuwage en passant par Kouh. A Kouh, des gens super sympas nous ont aidés à préparer la suite du voyage, préparation qui s'est avérée indispensable par la suite. Kabuwage... notre premier "sauvage"... c'est le chef de guerre du village. Impressionnant gaillard, qui a essayé (en vain) de danser avec Astrid ! Ensuite, un jour de marche jusqu'à Karuwage, le village le plus reculé que nous ayions vu ! Là nous avons passé environ 5 jours... tous plus intéressants les uns que les autres... Ensuite... Kaifla, puis Jeffufla, d'où nous voulions aller vers le nord-ouest, jusqu'à Danowage. Impossible de trouver un guide, ils ont trop peur des anthropophages locaux ! Eh oui, malgré les assertions rassurantes du gouvernement indonésien, il reste quelques authentiques anthropophages au fin fond de l'Irian Jaya ! Attention, ils ne tuent pas pour manger, mais au contraire, mangent les ennemis tués au cous d'une guerre tribale, dans le but d'acquérir la puissance du guerrier mort. C'est pour cette même raison que certains dorment sur les crânes de leurs ennemis. Puis, nous sommes redescendu en pirogue (à la pagaie) jusqu'au charmant village de Yaniruma, où nous avons passé une quinzaine de jours à attendre un avion qui n'est jamais venu... Par contre, nous avons reçu une flèche avec une pointe en os humain... permettant de chasser... l'homme ! Finalement, nous avons rejoint Senggo à la pagaie, d'où nous sommes repartis en avion jusqu'à Merauke. De là, encore un avion jusque Jayapura, où nous avons entamé de pénibles démarches pour obtenir un passeport pour la Papouasie-Nouvelle-Guinnée. Déjà deux mois de voyage ! Détails.Voici la liste de nos activités, jour par jour. Le lecteur peut suivre le voyage quasiment comme nous l'avons vécu, ce qui peut prendre du temps. Les gens pressés (ou qui ne sont pas intéressés par les moindres détails) peuvent lire les articles, qui analysent certaines situations que j'ai pu vivre.
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