Dimanche 22 septembre 2000.
Nous nous levons à
l'aube, vu que nos chers guides nous ont dit que nous allions partir très
tôt. On se prépare. On refait les sacs. Une fois prêts, nous attendons.
Personne... Une heures plus tard, toujours personne... C'est l'heure
africaine ! Encore une heure d'attente, et ils sont là... En tout cas, le
bon point c'est qu'ils sont arrivés !
Nous partons, direction Moshi. On
s'arrête à plusieurs reprises pour acheter de la nourriture, pour sortir
le guide de chez lui, pour qu'il trouve une tente (pour lui, nous les
avons prévenu que nous avons les nôtres)... Entretemps, nous pouvons
observer une manière très originale de recycler les vieux pneus: en
sandales... Que nous verrons plus tard aux pieds des pauvres Masais...
Toujours
est-il que nous finissons par tout avoir, et nous voila partis vers le
Kilimandjaro, premier objectif du voyage ! Nous roulons pendant un bon
moment, entre Moshi et l'objectif. A chaque montagne que je vois, je me
demande si c'est celle-là... Nous quittons la route principale, direction
la porte de Machelle, qui est celle que nous avons choisie comme point de
départ.
On s'arrête pour acheter de la viande, au grand désespoir de
Barbara qui annonce qu'elle n'en veut pas, maladies obligent... Faut bien
avouer que l'étal du boucher (une planche sale) est peu ragoûtant et que
la marchandise exposée est couverte de mouches... C'est l'Afrique !
La
route se change en piste, pour arriver à la porte de Machelle. Une
tripotée de pauvres types attendent un peu partout: des porteurs qui
cherchent de l'embauche. On débarque, nous, nos sacs, notre guide, notre
cuistot, notre bouffe, leur tente, une tonne de brol. C'est le moment de
payer. Nous devons payer 1200 USD en tout, mais nous décidons de garder
100 dollars en main, que nous donnerons après, histoire d'avoir de quoi
argumenter. Grandes négociations, surtout que notre contact, qui perd
point sur point, nous rapporte un billet en disant qu'il est trop abîmé
pour être accepter par les gardes du parc. Bien que je ne sois pas sûr
que c'est un de ceux que nous ayons donné, nous sommes obligé de le
changer contre un autre... Ils y en a qui ne perdent rien pour attendre...
Finalement
tout s'arrange (c'est aussi cela l'Afrique) avec quelques palabres, et
nous partons, non sans avoir reçu un fantastique "panier
repas": un sac plastique, avec un oeuf dur, un peu de pain beurré et
un fruit. Un des porteurs à pris mon sac, il part avec nous. Est-ce notre
guide ? Non. Pour l'instant, on ne l'a pas encore beaucoup vu celui-là...
Peut mieux faire ! Nous commençons à monter, muni de nos petits sacs
(eau, appareils photo, caméra...). Le sol est très glissant,
boueux. Heureusement, nous avons nos chaussures de marche.
Nous sommes
dans une forêt tropicale. Oiseaux invisibles, feuilles luxuriantes,
arbres moussus, tout y est !
Après environ trois heures de marche, nous
nous arrêtons pour manger. Il est déjà à peu près 3 heures de
l'après-midi. Nous avons chaud. Nos timides essais pour engager la
conversation avec notre accompagneur ne sont pas couronnées de succès,
c'est le moins que l'on puisse dire.
On repart. La forêt s'éclaircit
petit à petit, pour laisser la place à des arbres plus maigres, et plus
espacés. Nous montons toujours. Notre guide nous rejoint finalement. On
échange quelques mots, rien de transcendantal. Vers 5 h 00, nous arrivons
enfin au camp. Nous sommes manifestement parmi les derniers, le camp est
déjà envahi (infesté) de nombreux groupes de touristes... De toute
évidence, les autres groupes, plus grands (nous ne sommes que deux), sont
mieux organisés. Nous avons l'air de clowns avec nos deux misérables
tentes. Les autres ont, pour la plupart, une tente spéciale pour manger.
Un
des touristes, un Hollandais souffre (déjà !) du mal de l'altitude.