La page du cochon !
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Considérations sur la navigation en solitaire.

Avant tout, je pense qu'il faut être très bien préparé avant d'entreprendre un long voyage en solitaire à la voile. Cela peut paraître être un sens commun, mais il ne faut absolument pas sous-estimer la préparation ! Il faut non seulement être prêt soi-même, mais le bateau doit également l'être et surtout (et c'est ce qui m'a le plus manqué), il faut bien connaître le bateau. De plus, il faut être très patient, et bon bricoleur, ce que je ne suis pas ! Des connaissances de mécaniques et d'électricité du moteur sont les bienvenues. Dans mon cas, le bateau n'était pas tout à fait prêt, et je n'avais pas les connaissances électriques requises...

A part cela, c'est une expérience fantastique. Je l'ai fait, je ne suis pas sûr que je recommencerai, bien que je n'aie pas rencontré de difficultés majeures... Quelques petits problèmes, mais juste de quoi s'occuper un peu...

Dans la catégorie 'équipement indispensable', je pense qu'un régulateur d'allure arrive en bonne place. Quelque chose de simple, qui fonctionne juste au vent, sans électricité. Dans la même gamme, une éolienne est la bienvenue, histoire d'avoir du courant de jour comme de nuit, même par temps couvert !

L'influence de la météo sur le moral est étonnante. J'ai remarqué plusieurs fois qu'un temps maussade (même temporaire) engendrait rapidement une baisse alarmante de moral ! A l'inverse, un soleil, même timide, fait grimper le moral au zénith.

Comme il s'agit ici de traversées trans-océaniques et donc de longues durées, il faut absolument pouvoir faire face à des baisses de régime et au fait que certains jours, on n'avance pas, ou très peu ! Des livres (à prendre en masse, j'insiste) sont toujours les bienvenus ! La patience et le calme sont également des atouts intéressants !

Enfin, je dois remercier Bernard Moitessier qui, dans ses livres de grand vagabond maritime intercontinental, explique qu'il parvient à faire avancer le bateau 'barre amarrée'. Cela fonctionne très bien et, après quelques tâtonnements, je suis arrivé à un bon résultat, ce qui m'a permis d'avancer de longues heures dans la bonne direction, sans pour autant devoir faire confiance à un pilote automatique qui fonctionne à l'électricité... quand électricité il y a !

Dernier point: à mon avis, le plus dur, ce n'est pas quand la mer se déchaîne, quand souffle la tempête... c'est plutôt quand il n'y a pas de vent... j'ai pu expérimenter et c'est pénible... très pénible...

Au total, j'aurai eu tout les vents possibles et imaginables, de toutes les directions et à toutes les vitesses comprises entre 0 et 38 noeuds... Une belle gamme...