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La veille et le jour du départ.Rebondissement de dernière minute, Evelyne m'apprend que la voile, qui doit m'accompagner durant toute la traversée (et que je doit prendre dans mes bagages), n'est pas arrivée au magasin le jour J, à savoir lundi 13 mai. Je vais donc devoir partir sans elle, et Evelyne essaiera de l'envoyer quelque part aux Antilles afin qu'Edouard et moi puissions la récupérer et l'installer sur le bateau. Super nouvelle ! Quand je téléphone à Edouard (qui est déjà là-bas), il a l'air passablement déprimé... Côté bonnes nouvelles, Evelyne m'a apporté les cartes, entre autres celle des Bermudes. Rien que la carte marine laisse rêveur. Cela semble vraiment, pour ce qu'on peut en voir, magnifique ! Vivement que j'y arrive ! J'ai même l'ordinateur de plongée d'Evelyne et le caisson de plongée pour la caméra de Benja (encore merci à eux pour le prêt du matériel !)... Si tout va bien, ce voyage devrait être magnifique ! Et je devrais ramener des images 'de derrière les fagots !'. Où plutôt 'de derrière l'océan'... Point de vue maison, tout semble prêt... J'ai encore téléphoné à tout le monde pour vérifier que l'achat (qui se fera sans moi) se passera sans douleur... Il semble bien que plus aucun obstacle ne se dresse devant nous ! Le matin du départ, je me lève tôt, pour prendre le TGV pour Paris. Séparation douloureuse et déchirante d'avec Barbara. C'est le seul inconvénient de ce voyage, on va être séparé pendant environ un mois et demi... Mais qu'allais-je faire dans cette galère ??? Je prends le train à la gare du midi, je me retrouve à Paris Charles de Gaule. Puis navette jusqu'à Orly (dans les embouteillages, heureusement que j'ai le temps avant que l'avion ne décolle d'Orly), et enfin vol direct jusqu'à Fort de France, en Martinique. Edouard est à l'arrivée et, bien que j'aie dû les attendre longtemps, je n'ai perdu aucun bagage ! L'air chaud et humide des tropiques est là, comme d'habitude. Tellement humide que plusieurs grains s'abattent sur la voiture alors que nous sommes en route vers le port du Marin ! La météo n'est pas au beau fixe :-( Il fait même très gris ! Finalement, nous arrivons à bon port (c'est le cas de le dire). Durant la soirée, je m'installe sur le bateau, j'essaie de voir ce qu'il reste à faire, je discute avec Edouard. Le bateau est quand même dans un triste état, il reste tellement de choses à faire, à bricoler, à arranger... Nous allons manger au célèbre 'Mango Bay', où Edouard a déjà établi de nombreux contacts ! |