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Les préparatifs du départ avec Edouard.La journée du lendemain, mercredi, est consacrée entièrement au travail sur le bateau. On arrange, on fixe, on nettoie, on bricole, on chipote, on tire, on pousse et surtout... on transpire... L'air est chaud et humide (un vrai sauna, surtout à l'intérieur du bateau), et en plus, les grains se succèdent à un rythme infernal ! Il fait gris la majorité du temps... Snif snif, mais où est le doux soleil des Antilles ? Tout le bateau y passe: gréement, moteur, hublots, annexe, winches... Deux spécialistes viennent même remplacer les bas-haubans et vérifier le haubanage en général. On ne fait pas les choses à moitié ! Le jeudi, il faut faire des courses. En effet, il faut que j'aie à manger pour environ 20 jours. Muni de la liste d'Evelyne, nous allons au Carrefour (la Martinique c'est Français) du coin. Dans les rayons, j'ai vraiment l'impression que je choix de la nourriture sera l'étape la plus dure du voyage. Que choisir ? Et en quelle quantité ? Dilemme, hésitations... Finalement, nous finissons l'opération courses vers 11h30. Nous rentrons à la marina, pour ranger tous ces trésors dans les cales... Edouard décide de rejoindre le mouillage de Sainte Anne (juste à côté du Marin) afin de jauger le bateau en mer. Nous sommes censés arriver à Saint Martin pour dimanche midi au plus tard, vu qu'Edouard doit prendre un avion dimanche après - midi. De plus, la fameuse voile, celle que je n'ai pas pu embarquer en partant de Bruxelles, est censée arrivée à Saint Martin aussi ! Il faut même plonger sous le bateau pour assurer l'arbre d'hélice avec un bout. Plonger en soit n'est pas un problème... Mais l'eau du port est quand même fort douteuse ! Beurk ! JB, le frère d'Evelyne, est censé nous rejoindre sur le bateau vers midi, pour régler les derniers détails administratifs. Pas de chance, JB ne vient pas avant 18h00 (j'en profite pour aller acheter du fuel pour le bateau et de l'essence pour l'annexe). Edouard est toujours en train de réparer tant bien que mal un problème avec le tourteau du moteur, râlant et pestant énergiquement. Quand JB arrive, Edouard pète les plombs. Il lui fait signer les papiers en quatrième vitesse, puis déclare que nous partons immédiatement, bien que nous soyons déjà fort en retard sur notre horaire ! Et que le bateau soit loin d'être prêt ! On largue les amarres en catastrophe, mais au moment de partir, le moteur (et plus précisément le fameux tourteau), refuse toute coopération. Pas possible de partir dans ces conditions. Edouard fulmine. Il est vert, rouge, violet. Retour à la case départ, on se ré-amarre au ponton ! Finalement, vaincus par le sort, nous décidons de reporter le départ au lendemain, après avoir réparé ce maudit tourteau. Edouard et moi allons manger au port, notre dernier repas 'convenable' je présume ! |