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Le premier départ.Nous sommes déjà vendredi matin ! Bien que nous n'ayons pas arrêté, le temps passe à une vitesse folle ! Edouard s'escrime encore une fois avec le fameux tourteau, pour finalement arriver à le démonter. Il faut le re-tarauder et le refixer. Pendant qu'Edouard part pour cette mission, je range le bateau, essayant de voir ce qu'il reste à faire. Finalement, hourra, hosanna (!) au plus haut des cieux, cela fonctionne sans encombre. Nous pouvons enfin envisager de partir sérieusement. Un grand coup de chapeau à Edouard pour ses bricolages géniaux ! Vers 10h30, nous larguons les amarres, pour de bon ce coup-ci ! Nous sortons précautionneusement du chenal du port du Marin, notoirement connu pour être compliqué et encombré de 'cailles' (aie aie aie)... Un petit tour pour saluer les amis qui restent au port, et cap sur le large. Nous sortons en rasant la base du club Med', idéalement placé. D'après nos calculs, il nous faudra environ 48 heures pour rejoindre Saint Martin, où Edouard prendra son avion. Comme nous partons à 10h30 et que son avion décolle à 16h00, nous avons une certaine marge de manoeuvre... Mais c'est court... Pendant cette première partie, nous passerons successivement sous le vent de la Martinique (où nous croisons un beau trois mâts, le 'Belem' d'après Edouard), la Dominique, la Guadeloupe, puis au vent de Montserrat (connue pour son activité volcanique explosive, mais très calme quand nous y sommes passés, pas de chance pour les vulcanologues), puis sous le vent d'Antigua, puis au vent de Nevis et St Christophe, puis sous le vent de la Barbade, puis enfin sous le vent de St Bart pour arriver à St Martin. Nous y arrivons de nuit: nous avons été plus vite que prévu ! J'avais tablé sur une vitesse moyenne de 5 noeuds, mais le bateau a plutôt l'air de dire qu'on va faire du 6.5 ! Tant mieux, c'est d'autant plus gai ! Le bateau marche bien (le moteur aussi, dans les calmes)... Edouard retrouve le sourire ! J'ai même été un peu malade (mal de mer) pendant la deuxième journée. Somnolence et petite gerbe, vive la voile ! Quoi qu'il en soit, une fois à St Martin, je suis en pleine forme. Mais Edouard, lui, est crevé, vu qu'il a fait une grosse partie du boulot tout seul ! Il a même essayé (et réussi) de se cuire une grosse pièce de veau avec des 'rosties', mais le goût de la bête n'était pas très convaincant, et elle a terminé sa carrière chez les poissons... Je sentais Edouard un peu déçu... Ce n'est pas avec moi qu'il va faire des voyages gastronomiques ! Donc, finalement, nous jetons l'ancre sans problème dans la baie de Simson, en face de l'aéroport. Un petit dodo pour terminer la nuit. Quand je me réveille, Edouard dort encore. Je monte sur le pont et attrape, flottant dans l'eau, un 'machin' non identifié. Une fois sorti de l'eau, je vois ce que c'est: un cerf-volant ! Magnifique en plus ! En le sortant de l'eau, j'emmêle complètement le fil, mais bon, je le démêlerai plus tard ! C'est déjà la dernière journée d'Edouard aux Antilles ! |