|
|
|
|
La voile.Le lendemain, c'est lundi ! Grand jour puisque je vais pouvoir lire mon mail et donc attraper la voile ! Je retourne à terre, parviens à trouver un cyber-café ouvert, lis mon mail (saturé de pubs d'ailleurs, merci les spammeurs !). Comme prévu, un message d'Evelyne m'explique comment aller chercher la voile ! Bon, j'ai un nom... mais pas d'adresse !!! Heureusement, les deux charmantes réceptionnistes ne sont pas vite à court de ressources et me trouvent le numéro de téléphone (mais pas l'adresse complète) de la compagnie qui s'occupe du transport. Je leur demande de les appeler: personne ! Bon, tant pis, je vais devoir y aller cette après-midi ! Je retourne sur le bateau, je remplis les réservoirs de fuel avec les bidons. Je prends également des informations sur les plongées. Ce serait dommage, maintenant que je suis ici, de ne pas en profiter. Cependant, c'est fort cher: de l'ordre de 90 USD pour 2 plongées ! Je rachète du fuel dans les bidons (voyage en annexe, quelle aventure !). Evidement, un comique est venu s'ancrer juste à côté de moi. Tout près. Trop près, à mon goût. Un petit coup de moteur, un petit coup de guindeau, et hop ! me voilà à une distance respectable de l'offensant ! C'est presque trop facile... L'après-midi, je me rends à Galisbay en bus pour essayer mettre la main sur cette voile. Naturellement, ce lundi est un jour férié pour la partie française de l'île ! Super ! J'en suis donc quitte pour revenir demain ! Retour au bateau... Je fais la vaisselle, range encore un peu le bateau, mange un petit riz - saucisse... et au dodo ! Le lendemain matin (mardi déjà), je retourne rechercher du fuel dans les bidons, tape un peu mes aventures (que vous êtes en train de lire maintenant) sur le PC, puis... re-tentative de récupération de la voile ! Bus, marche à pied, recherche de la boite en question, pour finir, miracle, par la trouver ! Je dois alors attendre environ une heure que le type qui s'occupe de mon cas ne revienne. Mais maintenant que j'ai trouver la boite, je ne compte pas la lâcher de sitôt... Finalement il arrive, tout s'arrange, il suffit de payer (encore) un petit supplément, et c'est dans la poche... Je m'arrange même pour que cette satanée voile soit livrée tout près du bateau. J'irai la chercher en annexe. Quelques heures (et quelques gouttes de transpiration) plus tard, la voile est sur le bateau. Il suffit maintenant de la hisser... Ce que j'entreprends hardiment... Mais tout seul, c'est impossible... Il faut être en même temps au mât et à l'avant ! Finalement, un type sur un bateau voisin vient à mon secours, m'offrant son aide. En quelques minutes, tout rentre dans l'ordre, la voile est à son poste ! Je vais enfin pouvoir partir ! Quel miracle ! Merci au voisin pour son coup de main ! Une phrase d'Igor me revient en mémoire: 'Quand on est seul, des petites choses qui sont très simples à faire à deux deviennent vite très compliquées'. Il avait raison, et pas un peu ! J'aurai l'occasion de méditer plusieurs fois sur cette sage phrase ... Comme je me suis aperçu que je sentais relativement mauvais (au propre, grave !), je décide de prendre une douche sur le pont. C'est bon et frais. Je me sens nettement mieux après. Pour fêter l'évènement (je suis maintenant propre), je décide de me coiffer et de me parfumer ! Quel plaisir de se sentir aussi frais ! J'avais oublié comment c'était ! Ensuite, un repas de roi: riz aux lardons ! C'est pas beau cela ! Je suis en train de devenir un chef coq ! Puis, pour finir la journée en beauté: lecture et au dodo (toujours relativement tôt, je vis avec le soleil) ! Le lendemain, soit mercredi, c'est le grand jour du départ. Encore un bidon d'eau pour être sûr, et on y va ! Je pars. Pour la première fois, je dois faire les manoeuvres tout seul. Bosse de deuxième riz coincée... Peste. Mais bon, après quelques jurons et encore quelques gouttes de sueur, tout rentre dans l'ordre. Départ au près, de plus en plus serré. Je cherche les réglages des voiles... Et les trouve, si je compare ma vitesse auprès d'un autre bateau lancé dans la même direction. Ensuite, manoeuvre de virement de bord ! Sans problème, mais sans le pilote. Pour l'instant, il ne m'aide que dans les lignes droites. Je barre un peu. Il fait beau, il y a du vent... Barbara serait là, ce serait le paradis ! |